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Voilà quelques mois que j'utilise l'appli de création de gifs Phhhoto, et malgré ses quelques défauts, j'en étais très contente. Je l'utilise assez régulièrement, soit pour capter des petits moments joyeux de ma vie, soit pour envoyer des gifs galants à qui de droit, soit pour manifester mon état d'esprit pendant une conversation sur facebook ou par texto... Je ne publie pas tous ces gifs évidemment, puisque certains sont très personnels !














J'ai récemment découvert que la plateforme photo qu'on ne présente plus, VSCO Cam, s'était lancée dans l'aventure du gif, et je me suis dépêchée de charger l'appli avec gourmandise afin de la tester. Elle s'appelle DSCO (prononcer "disco"), et elle s'adresse à la communauté développée par la firme VSCO, qui se veut un vrai réseau social rassemblant une communauté plus professionnelle et artistique qu'Instagram. La marque joue sur un background très hipsterisant, en mettant en valeur chaque semaine des artistes qui utilisent leurs filtres, et qui sont toujours de grands aventuriers, des créatifs incroyables, des photographes talentueux, comme de par hasard. Mais rendons à César sa couronne de lauriers : leurs filtres sont sublimes, leur appli bien fichue et leur "grid" épuré assez attrayant. J'étais donc impatiente de me laisser séduire. 

Après une semaine d'utilisation, voici point par point les atouts et faiblesses de chacune de ces applis

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LE DESIGN

Le design de Phhhoto n'est clairement pas son point fort : fond noir et écritures vert fluo, l'univers de la marque est assez désagréable à première vue. La typo est petite, elle fait mal aux yeux et n'encourage pas l'écriture ou la lecture des commentaires. Un peu dommage pour un réseau social. La prise en main est a contrario très facile, on comprend rapidement le fonctionnement de la prise de vue, de la sélection des filtres, du partage. Le profil personnel est très agréable et une version en ligne permet de partager ses phhhotos.
L'interface de DSCO est d'une simplicité un peu déroutante. Une fois l'inscription terminée, il n'y a plus qu'une page d'accueil, celle qui permet de prendre le gif, et une page de paramètres (accessible en faisant descendre la fenêtre avec deux doigts), c'est tout. Le "thème" est l'arc-en-ciel, on aime ou pas, personnellement je trouve ça un peu criard.

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LES FONCTIONNALITES

  1. Les gifs : les gifs de DSCO sont beaucoup plus longs que ceux de Phhhoto. Ils peuvent aller jusqu'à 2,5 secondes, alors que ces derniers sont constitués uniquement de 4 images. La boucle n'est également pas la même. Les gifs de DSCO tournent en rond, recommençant au début une fois qu'ils ont fini, ceux de Phhhoto font un va et vient, il n'y a donc pas de coupure dans l'image. Par exemple, si l'on capture une personne qui marche, elle fait 2 pas en avant, deux pas en arrière et ainsi de suite. Le résultat (à vitesse réelle pour DSCO, en accéléré pour Phhhoto) est assez différent et justifie à lui seul d'utiliser les deux applications. Par ailleurs, aucune des deux applications ne prend de gifs en mode paysage.
  2. Les filtres : Les deux applications n'ont pas du tout la même politique. Phhhoto propose 2 filtres, un couleur et un noir et blanc, qui sont tous les deux sobres et pourvus de grain. Le résultat est très souvent flatteur, tout en permettant un rendu homogène sur l'ensemble de la galerie. Cela évite aussi de passer trop de temps à retoucher les images, et rend le service plus efficace. DSCO propose pour l'instant 4 filtres issus de sa gamme pour Vsco Cam, et ils font partie de mes préférés (A1, B1, M5 et HB2). Pour autant je ne suis pas du tout convaincue par leur rendu, qui me semble fade par rapport à ce que je peux obtenir sur une photo. Au niveau esthétique, mon coeur penche largement en faveur de Phhhoto, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout !!!!
  3. les outils : nous parlerons simplement des outils proposés en plus par Phhhoto, puisque les fonctionnalités de DSCO s'arrêtent là. L'appli propose de garder en mémoire nos différents essais, afin de pouvoir sélectionner le meilleur gif de la série. C'est HYPER pratique. Il est également possible de changer d'appareil photo (normal ou selfie) en cours de gif, pour créer des effets marrants. Et enfin, on peut enregistrer nos brouillons sur la pellicule. Autant vous dire que j'utilise cette fonction tout le temps ;)
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LE PARTAGE

Une fois de plus, Phhhoto me parait mieux fichu : premièrement, le partage ne "bloque" pas l'application, il se lance dans son coin et on peut continuer à se balader ou à prendre d'autres gifs. Deuxièmement, on peut interrompre le partage en cours de route, si besoin. Enfin, on a accès à sa galerie dans l'application, ce qui permet de visualiser tous ses petits gifs d'un coup d'oeil, de les trier, partager, commenter...
Sur DSCO, tout est tellement épuré qu'au final on ne peut pas contrôler grand chose. Le partage est obligatoire si l'on veut récupérer le gif -en très basse qualité- sur la pellicule (bonjour la vie privée), il dure une plombe, et il faut aller se connecter à son grid sur Vsco Cam pour se rendre compte du résultat et le supprimer le cas échéant. On perd du temps, et l'appli ne nous retient pas puisqu'il n'y a rien d'autre a y faire. En cela elle est comparable à l'appli Boomerang, lancée par Instagram il y a 2 semaines, et qui est encore moins intéressante. On s'amuse beaucoup plus avec avec Phhhoto. 

Conclusion de ce test : le seul atout de DSCO est la longueur du gif, pour ceux qui ont envie de partager des minifilms. Et, dans un futur proche, la diversification des filtres et des possibilités de retouches. Sinon, je reste avec Phhhoto, sa communauté rigolote et son appli pratique !



A gauche, une mini-vidéo créée sur DSCO (filtre A1), à droite, un gif pondu en 2 secondes sur Phhhoto.
Et vous, utilisez-vous une de ces deux applications ? postez votre profil que j'aille y faire un tour ;)





Bonjour ! Aujourd'hui je suis tombée sur cette petite liste qui m'a fait très envie... Les challenges sont très à la mode mais je n'avais jamais vraiment essayé d'en remplir un (le 30 days squat challenge attend toujours patiemment au fond de mon iPhone !)...

Pour ceux qui ne me connaissent pas personnellement, il faut savoir que je suis la personne la moins organisée et la plus bordélique du monde. Je n'ai aucune rigueur, aucune volonté, bref je suis une catastrophe. Je fais énormément d'efforts mais j'ai souvent l'impression que mes résultats sont ridicules et ma peine disproportionnée. J'espère avec ce petit challenge m'ouvrir de nouveaux horizons :)

Je commencerai le 1er novembre, donc si vous voulez vous lancer en même temps, n'hésitez pas à me le dire, je me sentirai moins seule !!!

JOUR 1 : une journée sans internet. Par chance ça tombait un dimanche, je n'ai donc pas eu trop de difficultés à remplir cette journée, même s'il est compliqué de ne pas même ouvrir Marmiton pour une recette ou safari pour un renseignement.
JOUR 2 : une méditation de 15 minutes. C'était le jour des morts, j'ai donc fait un tour au cimetière pour saluer les tombes de ceux qui nous ont précédés et sont aujourd'hui dans leur vie éternelle. Ai prié pour les morts de ma famille, ai demandé de l'aide à ceux d'entre eux qui étaient en mesure de m'aider. Puis je me suis posée sur un banc et j'ai fait ma petite méditation eschatologique (i.e. sur les fins dernières). Je dois avouer que ma méditation fut troublée par de petites réflexions anthropologiques sur les différentes personnes qui arpentaient les allées du cimetière (quelques mémés, deux jeunes filles aux cheveux bleus, des mamas antillaises, des hommes pressés...), mais qu'au final j'ai réussi à tenir les 15minutes.
JOUR 3 : ordonner ma vie digitale, autrement dit, faire un peu de rangement dans le bordel innommable qu'est mon ordinateur de bureau. Et mon disque dur externe. Et mon disque de back-up. Et mon téléphone. Probablement un des trucs les plus chiants au monde. Mais au moins c'est une bonne chose de faite. La prochaine étape sera de virer vraiment tout ce qui n'est pas essentiel à ma vie. Et trier les quelques 100 000 photos que j'ai prises dans ma vie. Gloups...
JOUR 4 : on PO-SI-TIVE. Bon ça va, c'était pas trop compliqué :) je suis toute seule la journée, et je n'ai pas de chat.
JOUR 5 : identifier mes priorités. réflexion intéressante, qui a aboutit à ce petit top 5. Par ordre d'importance :
    • le Bon Dieu / agir en toute chose pour Sa Gloire et avec l'aide de Sa Grâce.
    • ma famille /  aider ceux que j'aime à monter au Ciel par l'exemple, par la prière, par les sacrifices consentis par amour pour eux, par la joie de vivre et les bonheurs quotidien, par l'apprentissage de l'émerveillement et de la louange.
    • mon intégrité artistique
    • le Bien Commun / trouver lesquelles de mes qualités et des actions que je peux entreprendre sur les plans sociaux et politiques peuvent se mettre au service de la communauté terrestre.
    • m'améliorer.
JOUR 6 : créer un rituel matinal sans internet. Lever 8h, café pour Terek (chose que je ne fais jamais), aérer, café pour moi, musique douce, 8h30 douche, 9h rangement du salon.

On a tous envie de s'améliorer en photo, moi la première, parce que c'est mon métier mais aussi ma passion ! Et pour cela, il n'y a pas de mystère, il faut pratiquer et surtout prendre des risques. C'est pourquoi je vais régulièrement me lancer à moi-même un petit défi photographique de temps en temps. Et, si le coeur vous en dis, lancez vous dans l'aventure avec moi, car c'est bien connu, plus on est de fous, plus on rit.  Je serais plus qu'heureuse de partager avec vous sur les résultats, bons ou mauvais, des différentes expériences, et d'aller visiter vos blogs pour admirer vos séries. Voilà le premier petit challenge rigolo que je me/vous propose :


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LA FAUSSE PELLICULE ARGENTIQUE

J'ai un appareil argentique que j'aime d'amour, mais purée, entre le prix de la pellicule et celui du développement, ça fait cher payé la prise de vue ratée. Car oui, soyons honnêtes, même si la couleur et le grain sont sympas, une photo merdique reste une photo merdique. J'ai donc décidé de ne pas brider mon plaisir et d'imiter le procédé de la photo analogique avec un appareil numérique. En effet, le rendu du film peut être assez facilement copié de nos jours, avec des logiciels d'émulation comme Lightroom. Ce dont on a perdu l'habitude c'est la constance, la réflexion, la parcimonie dans notre manière de shooter. J'aimerais, le temps d'une pellicule gratuite, me focaliser sur l'unique photo que je prendrai de chaque moment, ne pas savoir si elle "rend bien", l'oublier, et la redécouvrir le jour où j'ai "fini mon rouleau"... retrouver tous ces petits plaisir liés aux photos "à la papa". Pour cela je vais installer sur mon APN la plus petite carte SD que je possède, une 4go, vérifier le nombre de photos qu'elle peut prendre et y soustraire 24 poses. Je vais désactiver la revue instantanée (vous savez, la photo qui s'affiche dès que vous l'avez prise), et m'interdire de checker celles que j'ai déjà en stock. Je vais choisir une valeur de pellicule (ce sera une pelloche 24 poses N&B 400iso pour cette fois-ci) et je bride mon obturateur à 1/1000ème de seconde (ce qui est le cas sur la plupart des appareils argentiques me semble-t-il). Ça va m'obliger à penser vachement plus à mon exposition puisque je m'interdirai de la rattraper en post-prod !
Je ne me mettrai pas la pression, je ne me donne pas de thème à respecter ou de niveau qualitatif à atteindre (j'estime que les contraintes techniques vont déjà m'obliger à de la créativité), et je prendrai le temps qu'il faudra pour finir mon ersatz de bobine... je suis déjà tout excitée rien qu'à l'idée de commencer ce projet ^^

Pour plus de transparence, je pose certaines règles (oui, sinon c'est trop facile de passer pour une ouf de la photo)

        • je choisis dès le départ un "type de pellicule" : Noir et Blanc ou Couleur, ISO100, 200, 400 ou 800,  24 ou 36 poses, et je m'y colle.
        • je ne visualise aucune de mes photos sur l'appareil après la prise de vue, et bien évidemment je n'en supprime aucune.
        • je peux faire des double exposition mais dans le viseur, sans l'écran LCD. Le reste du temps j'ai le droit d'utiliser l'écran LCD pour cadrer mon image (comme sur un moyen format).
        • je les retouche exactement de la même manière, sans modifier ni l'exposition, ni la balance des blancs. Sur Lightroom je copie-colle mon preset de développement.
        • je poste toutes les photos sur le blog, même les moches, même les ratées. C'est à dire 24 ou 36 photos.

Si vous décidez de vous lancer vous aussi et que vous avez des questions techniques sur les réglages  à faire pour imiter la pellicule, je serai ravie de vous aider !
Cette prière est tellement belle, je crois que je ne m'en lasserai jamais. Elle nous rappelle qu'il faut être humble et aimant, ce sont là les principes les plus importants d'une vie chrétienne et toute tournée vers le Bon Dieu.



Seigneur,

Faites de moi un instrument de votre paix.

Là où est la haine, que je mette l'Amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la Foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'Espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Faites que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler,
À être compris qu'à comprendre.
À être aimé qu'à aimer.


Car c'est en donnant que l'on reçoit,
C'est en s'oubliant soi-même qu'on se retrouve
C'est en pardonnant qu'on obtient le pardon

C'est en mourant que l'on ressuscite à la vie éternelle.



Images de saint François parlant aux oiseaux par le peintre Giotto
Il y a quelques semaine, je partageais avec mon père le bonheur que j'aurais à accrocher un Nu Bleu de Matisse aux cimaises de mon salon (je n'ai pas de cimaises, mais ça fait bien), ce à quoi il m'a répondu du tac au tac : "pourquoi est-ce que tu ne ferais pas une repro ?" Et comme j'ai la chance d'avoir un papa cultivé ET manuel, il m'a bien expliqué comment procéder. J'ai découvert grâce à lui que Matisse avait peint ses collages à la gouache, parce que c'est une peinture mate, qui permet des aplats très lumineux, homogènes, avec de belles textures. Il m'a appris qu'il fallait bien peindre une seule grande feuille pour qu'une fois la figure découpée, on retrouve les lignes de la peinture de manière continue dans le collage, comme les lignes du bois dans une sculpture.
Il m'a ensuite donné des explications techniques pour réussir le collage, que je vous livre ici :




LE MATERIEL  vous aurez besoin de :

• deux grandes feuilles de papier à dessin blanc ou crème
• de la gouache cobalt et outremer
• d'un pinceau large au poil doux
• d'un petit rouleau en mousse
• d'adhésif kraft
• de scotch repositionnable
• de colle à papier de très bonne qualité
• d'une paire de ciseaux
• d'un vidéo-projecteur ou d'une imprimante
• de gros livres bien lourds !
• de papier calque et d'une feutre noir



1) PREPARATION DU PAPIER Tout d'abord, fixez votre feuille à peindre sur un support en bois (nous avons utilisé le parquet mais ce n'est pas du tout recommandé) à l'aide du ruban adhésif kraft, qu'il faut humidifier avec une éponge, et non avec votre salive (comme l'a fait Terek !). Tous les bords doivent être tenus. Ensuite, mouillez votre feuille et laissez-la sécher une nuit, ce qui aura pour effet de la tendre comme une peau de tambour.
Le lendemain, vous pourrez la peindre.

2) PEINTURE Mélanger une bonne quantité de peinture bleu cobalt avec une pointe d'outremer, et ajoutez de l'eau jusqu'à ce que la texture soit liquide sans être de la flotte colorée. Etalez la peinture à grands coups de pinceau et au besoin avec le rouleau pour unifier. Peignez dans le sens de la largeur, c'est ce que faisait Matisse et ce que nous avons oublié !


Laissez sécher la peinture, au besoin aidez-la avec un sèche-cheveux jusqu'à ce que le papier cesse de gondoler.

3) RECOPIER LE MOTIF Une fois votre feuille sèche, fixez-la sur un mur de manière à ce que l'envers soit visibe (le bleu contre le mur). Projetez sur votre feuille une image inversée du nu que vous avez choisi, en positionnant le vidéo-projecteur à la bonne distance du mur, et recopiez les contours de l'image, signature comprise.




Il ne vous reste plus qu'à découper les morceaux en suivant simplement le tracé :)

Autres solutions si vous n'avez pas de vidéo-projecteur :
Vous pouvez également imprimer l'image à la taille que vous souhaitez, sckotcher les feuilles et reproduire les formes, mais c'est un autre boulot. Une dernière solution consiste à recopier à main levée, le résultat sera moins scolaire et plus personnel :)







Une fois vos papiers découpés, reproduisez votre image pour voir commente les morceaux doivent s'agencer.




4) COLLAGE C'est là que commence la partie la plus délicate et la plus reloue : le collage. Diluez votre colle, badigeonnez une des pièces en prenant garde à ne pas faire couler de la colle sur la gouache, et fixez la sur le papier. Mettez des repères au crayon à papier si vous ne vous sentez pas de tomber juste du premier coup. Pour chaque pièce, posez un gros livre pendant 1 minute, le temps que la colle sèche. Vérifiez que vos pièces sont bien tendues, nous en avons une qui a fait des vaguelettes au niveau de l'épaule droite (snif snif).

Enfin, signez votre repro à l'aide du papier calque :)



Et voilà !!!