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Bonjour, voilà quelques photos de la chambre de bébé :) Il s'agit de notre ancienne chambre dont nous avions peint le mur en bleu flash en souvenir de notre voyage de noce dans les Cyclades... Nous voulions une ambiance colorée et chaleureuse dans l'esprit de la méthode Montessori, bien que les décos aux ambiances grises  et pastel (comme la chambre de Léon, le bébé du blog You May Love It) soient vraiment canons, et sans nous en rendre compte nous avons petit-à-petit développé une ambiance de marine : petit lit type "bateau", affiche de croisière, mobile inspiré de motifs d'Henri Matisse (algues, oiseau etc...) auquel nous avons ajouté une ancre, panier de jeux aux anses de corde, lampe que ne renierait pas une coursive de paquebot, et par le plus grand des hasards (promis-juré c'était pas fait exprès !!!) Hélen portait un pyjama marinière le jour où je me suis décidée à faire les photos !!!!
Cette séance a été l'occasion de faire un petit coup de propre dans cette pièce qui ressemble souvent à un gros débarras ^^

Bonne semaine à tous <3

PS : je trouve trop craquant que sur la photo juste en dessous Hélen aie l'air de vraiment "lire" sont petit bouquin en tissus... oui on craque pour rien du tout quand on est maman !!!










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Mobile, lampe, tapis, ciel-de-lit : DIY
Lit, affiche, papillons : Vintage
Panier : le Pestacle de Maelou
Tables de nuit : Habitat
Etagères hexagonales : Tati
Tapis de jeu + arche : Ikea
Nounours à bascule : cadeau de ma belle Naila !


Bonjour ! Nous sommes dimanche, Hélenchat dort à poings fermés, Terek range sa bibliothèque (comprendre : tous ses bouquins de SF de seconde zone qui trainent dans l'appart), et moi je trouve un moment pour finir de publier ce billet, en écoutant de la musique de bobo rythmée par le glouglou de la pluie dehors. Il ne me manquerait qu'une tasse de thé rooibos et je pourrai presque me sentir dans les stansmith d'un vraie blogueuse :D
EN PLUS je poste un article mode, agrémenté d'une très maladroite tentative d'"outfit", vous allez voir !

Je suis toujours aussi fan du projet 333 (pour résumer : 33 fringues pour 3 mois, si vous voulez en savoir plus, voilà un article plus détaillé), et après une période interminable où je ne portais que les 10 pauvres habits dans lesquels je rentrais (+22kg les gars, 22 kg !!!!!), en bavant devant tous mes petits crop-tops d'été, je me suis remise à mon petit défit pour cet automne (mois de septembre, octobre et novembre)... Voilà les pièces que j'ai choisies (il y a en a une qu'il faut que j'achète, dès que j'ai un peu de sous : le haut fleuri !)




Je me suis inspirée des couleurs que j'avais épinglées sur mon tableau Pinterest d'automne, tout en composant avec ce que j'avais dans ma garde-robe, c'est à dire beaucoup de bleu ! J'avais envie de lignes un peu rigides, de coupes structurées, de textures souples pour contraster. La coupe trapèze me convient parfaitement pour les robes, les hauts et les jupes, voir les shorts, car j'ai des hanches assez larges, donc je trouve facilement mon bonheur en ce moment, surtout avec les tailles hautes, je ne porte quasiment que ça :)
J'ai privilégié des matières naturelles, le coton, la laine, le cuir (vintage/seconde main), même s'il reste quelques articles en tissu synthétique, qui datent de l'époque où je m'intéressait surtout au rapport quantité/prix !





Voilà la palette qui a guidé mes choix, construite grâce à l'aide d'Anuschka du blog parfait Into Mind, C'est très amusant de choisir les 9 couleurs qui rythmeront notre garde-robe, et de s'y tenir : on découvre que, bien loin de réduire les possibilités d'assortiment, cela les augmente, car toutes les pièces ou presque deviennent compatibles, et les tenues peuvent varier bien plus facilement avec quelques twists, sans pour autant que cela devienne ennuyeux. Mes envies deviennent de plus en plus classique aussi, j'ai moins envie de collants tout déchirés et d'accessoires impardonnables, et quand je trouve un pull ou une jupe qui tombe bien sur moi, je suis vraiment heureuse de pouvoir les porter à toutes les sauces :)



Enfin voilà quelques idées de tenues (parmi les nombreuses possibilités qu'offrent ces 33 pièces). Comme vous le voyez, ce n'est pas si redondant que ça, et c'est même reposant de savoir que tout s'harmonise à peu près. De toute façon, même quand on a la possibilité d'utilisé l'intégralité de ce qui se trouve dans notre placard, on se retrouve souvent à porter les mêmes associations qui fonctionnent, après avoir essayé une tonne de combinaisons foireuses, alors autant s'épargner ces agacements en faisant directement le tri.
Le vrai challenge pour les mois d'automne, c'est de trouver des habits qui puissent fonctionner par temps chaud et par temps frais. J'ai adoré porter en septembre mes shorts et jupes en cuir avec les bottes sur jambes nues, ça donnait un petit côté early seventies très sympa !







Une tenue portée, pas vraiment ma préférée mais la seule fois où j'ai pensé à demander à Terek de me prendre en photo... L'exercice n'est vraiment pas facile, je tire mon chapeaux à toutes celles qui savent poser, et surtout qui savent faire leur "belle" en pleine rue... la séance a duré 2 minutes !



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Et enfin les possibilités de tenues un peu plus habillées :) J'en ai déja expérimentées quelques unes, notamment pour un mariage d'amis début octobre, je portais la silhouette 28, j'avais noué le foulard dans mes cheveux ! et je pense porter très prochainement la silhouette 27 (faut que je me rachète des périssables, a.k.a. les collants plumetis !!!)




La tenue portée au mariage (photos par Lyly et Moi ;) )... On a des têtes de morts-vivants mais on était très heureux de notre premier weekend en amoureux !!!!!



Merci de m'avoir lue jusqu'au bout, j'espère que cet article vous a plu et que ce projet vous inspire ! Avez-vous des suggestions à me faire ? Seriez-vous intéressés pour que je continue à poster sur ce sujet ?
En attendant, passez un belle semaine, et profitez de ceux que vous aimez  <3

Bonjour à ceux qui me lisent (vous êtes au final assez nombreux, même si ça ne se voit pas tellement dans les commentaires... ou alors Google Analytics me raconte de gros bobards pour m'aider à justifier le temps que je passe à écrire des articles :D )

Je reviens ici après une grosse période d'abstinence de 6 mois, si l'on ne compte pas mon super article-post-accouchement-fait-pour-dégouter-l'intégralité-de-la-gente-féminine-de-tomber-enceinte-un-jour (du moins c'est l'impression qu'il me fait quand je le relis avec tu recul : "boarf, c'était pas si terrible, pourquoi j'en ai fait des tonnes comme ça ?") Bref, a part ce délicieux article, je n'ai pas pris le temps de vous raconter quoi que ce soit ! Et pourtant il y en a des choses à dire.


Pour faire court et pour donner des news, le perlimpimpin va avoir 6 mois dans 10 jours, il est grand et gras comme un cochon de lait (10,5 kg tout de même), mais un petit cochon sauvage et costaud, qui a déjà beaucoup trop de force dans les bras et les jambes (coucou piétinement frénétique sur les abdos) ; il est blond limite rouquin (sur les endroits du crâne où il a des cheveux), il a le sourire le plus niais du monde <3 et il est tellement agité qu'il passe son temps à se couvrir le visage de balafres. Il s'énerve quand il n'arrive pas à faire ce qu'il veut (tout le temps), rigole quand il croise son amoureuse la gardienne de notre immeuble (la seule à qui il aie vraiment fait des fêtes incroyables pour l'instant, nous ne sommes pas du tout vexés) et chantonne le soir dans son lit en nous regardant avec de petits yeux brillants. C'est un bébé qui ressemble en tous points à son père, comme lui impatient, comme lui préférant les baisers aux câlins, comme lui curieux de tout et incapable de fixer son regard.
Je trouve incroyable qu'on puisse deviner une partie de sa future personnalité... Il sera probablement un intelligent mais pas forcément intello, à l'esprit pratique et efficace comme son papa, pas très doux, pas très minutieux... Rapide et fougueux, et même un peu bourrin. En tout cas il ne sera pas la délicatesse incarnée, ça c'est certain ! Ca sera aussi un vrai gentil, pas compliqué, pas torturé, qui aura besoin de beaucoup de tendresse sans jamais vouloir (se) l'avouer !
On peut voir beaucoup de choses dans ces premiers mois de vie. Ma mère m'avait quasiment décrite mot pour mot, elle avait cerné mon caractère avant mes 6 mois, c'est même assez troublant à lire dans mon carnet de santé : j'ai presque l'impression qu'elle me comprenait mieux à l'époque que maintenant !!!! Je sais que beaucoup de gens pensent que la personnalité vient avant tout de l'éducation, je pense tout le contraire. J'aimerais que l'éducation que je donne à mes enfants soit comme un tuteur qui aide une plante à se déployer... Même si j'ai l'impression qu'avec ce petit cactus, il n'y aura pas grand chose à faire pour qu'il pousse droit <3




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Au programme pour les prochains articles : 
• mon 333 project d'automne (pour ceux qui ne connaissent pas, vous pouvez lire mes explications et mon test du 333 project, ainsi que mon ressenti sur cette première expérience)
• une "minute" récap', pour vous parler de mes achats heureux et malheureux de ces derniers mois. Je ne sais pas quelle forme prendra ce post, mais il me tient à coeur !
• un article que j'avais écrit à l'avance et complètement oublié de publier (honte à moi !!!) sur le concept de la boite à papa !!!!

STAY TUNED ;)


On m'a demandé de faire le récit de mon accouchement sur le blog. J'ai un peu hésité, car j'ai beau n'être pas très pudique, c'est quand même très intime. Et puis j'ai repensé à ces récits détaillés que j'avais trouvés sur internet, en particulier sur le groupe facebook "accoucher sans péri, c'est possible !"... Ils m'ont tellement aidée que je me suis dit que je pouvais bien rendre la pareille. Ce qui m'a vraiment apporté, c'est la manière précise et sans détour qu'utilisaient les mamans pour parler de ce qu'elles avaient ressenti, du début à la fin, et je vais essayer de faire de même. J'ai compris grâce à elles que chaque accouchement est unique, et qu'on pouvait vivre plusieurs grossesses (et donc naissances) totalement différentes. J'ai appris que rien n'était joué d'avance, j'ai découvert des techniques maïeutiques, j'ai glané plein de bons conseils... Alors voilà le récit de mon accouchement. 
NB : Je vais rentrer dans les détails, alors que les âmes sensibles s'abstiennent :)

Pour ceux et celles qui me suivent un peu sur instagram, vous savez déjà que notre bébé s'est fait beaucoup attendre. C'est une des choses les plus difficiles à accepter en fin de grossesse : on vous dit depuis un mois que minus peut sortir d'un moment à l'autre, la valise est prête, on a prévu toutes les éventualités, répété les scénarios, checké les premiers signaux pour savoir quand partir et... rien. Nada. J'étais énorme, je marchais tant que je pouvais, je montais les escaliers en courant, je lavais les vitres, je buvais des litres de tisane de framboisier, je faisais l'amour 10 fois par jour (le fameux "déclenchement à l'italienne", que tout un chacun te suggère avec moult sourire malicieux), j'écoutais patiemment tous les conseils pour le faire sortir, et on a même tranché sur le prénom car une amie nous avait dit que le bébé sentait qu'on était indécis et attendait qu'on aie décidé pour se pointer (autant vous dire tout de suite : ça ne marche pas non plus)... Bref, j'étais au bout de ma vie.

Et surtout j'avais très peur d'être déclenchée. En effet, je désirais ardemment accoucher sans péridurale, de la manière la plus naturelle possible, et j'avais cru comprendre que le déclenchement était si douloureux qu'il était déconseillé de ne pas prendre la péri (pauvre de moi, si j'avais su !). Pourtant, la date fatidique du terme est arrivée, puis les rendez-vous à la mater tous les deux jours puis tous les jours... Jusqu'à ce matin de l'inévitable déclenchement. J'ai pourtant espéré jusqu'au bout être surprise en pleine nuit par la perte des eaux ou de petites contractions. Mais le mercredi 27 avril était bien là.

Un peu sonnés, nous sommes partis à notre rendez-vous avec notre enfant. C'était très bizarre. J'avais peur, je ne savais même pas à quoi ressemblait une contraction, et je savais que mon col était complètement fermé. On a commencé par me poser le cathéter pour la perfusion, puis on m'a installée dans une salle de "pré-travail", où l'on a posé le tampon de propes qui sert à déclencher. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un tampon, comme ceux des règles, mais d'un petite morceau de carton blindé d'hormones que l'on place derrière le col. J'étais malheureuse car la sage-femme qui s'occupait de moi était une personne très gentille, mais carrément pas douce. Je le savais car elle m'avait auscultée plusieurs fois pendant mes visites précédentes, et c'était la seule qui me faisait mal (mais vraiment mal) pendant les TV (comprendre Toucher Vaginal, ils servent à ausculter le col pour voir s'il commence à s'ouvrir). La pose du tampon par cette jeune femme fut comme prévu un peu douloureuse, car il est impossible d'utiliser un gel lubrifiant, pour ne pas contredire les hormones.

Je n'ai rien ressenti pendant les premières heures, avec Terek nous avons joué aux échecs, sommes partis nous promener, on s'ennuyait ferme. Jusqu'au moment où ça a commencé, vers 16h. D'un coup, j'ai eu ma première contraction, assez forte il me semble, mais complètement supportable. La suivante 15min plus tard, puis tout s'est enchainé. Les contractions sont devenues très violentes et rapprochées, mais surtout elles arrivaient de manière anarchique, toutes les minutes, puis toutes les 5 minutes ou 3 minutes, impossible de les appréhender correctement. Il n'y avait pas de crescendo dans le rythme et dans la douleur comme avec des contractions naturelles. C'était intense, violent, permanent, ingérable. Je ne pouvais appliquer aucune des techniques que j'avais étudiées, je ne contrôlais pas mon souffle ni mon périnée, je n'arrivais pas à relâcher la tension, je serrais les fesses au lieu de détendre mon col... Je ne pouvais ni marcher, ni monter sur un ballon, ni rien si ce n'est crier. J'étais parcourue de tremblements spasmodiques et mon pauvre Terek ne savait pas bien quoi faire, car je ne supportais pas qu'il me touche. Nous avions appris des techniques de massage et de points douloureux (méthode Bonapace) pour qu'il participe à l'accouchement, mais elles étaient inutiles. J'avais l'impression de mourir, et ce ne sont pas que des mots. Je n'arrêtais pas de le répéter dès que je pouvais parler : "je suis en train de crever, c'est pas possible, je vais crever !" J'avais pitié de la pauvre jeune femme qui se trouvait dans la même pièce que nous et devait supporter mes cris, je serais partie en courant si j'avais été elle !

Au bout de 5h, j'ai demandé à la sage-femme de m'examiner pour voir si le sacro-saint col avait bougé, et après un TV qui m'a fait me demander si cette femme n'était décidément pas une descendante de la famille Bolton, le verdict est tombé comme un couperet : toujours fermé. Cela voulait dire qu'il était impossible de me poser la péridurale. Autant vous dire qu'à ce stade j'avais complètement oublié mes idées d'accouchement sans péri, on m'aurait proposé de m'ouvrir sur place pour le sortir que j'aurais dit oui avec des larmes de joie. C'est ce qu'on appelle la "phase de désespérance", quand on a l'impression qu'on ne va jamais y arriver. J'avais envie de baisser les bras, mais mon Terek me soufflait plein de mots d'encouragement pour m'aider à reprendre du poil de la bête, et continuer à bosser.

J'ai supplié la dame de me donner un antalgique, n'importe quoi qui puisse me soulager un peu. Je voyais dans ses yeux qu'elle me prenait pour une énorme chochotte mais je m'en foutais. Elle me donna deux comprimés de spasfon (sur le coup je me suis dit cimer le truc qui va bien me servir à rien)... et de manière inattendue ils ont fait leur effet. La douleur ne fut pas moindre, mais les contractions se mirent à être plus régulières, ce qui me permit de les gérer. Je les sentais venir, je soufflais en les accompagnant, et je réussissais à détendre le bas de mon utérus (comprendre : je ne serrais pas les fesses comme une malade). Je pus même me lever et aller prendre une douche en marchant comme une petite vieille appuyée sur mon mari. Cela me fit du bien, même si gérer les contractions dans une douche glissante n'est pas évident ! Je sentais bon, cela m'avait donné un coup de fouet. Je demandais donc, 2h après le dernier TV, qu'elle m'examine à nouveau pour voir si mon col s'était ouvert, ne serait-ce qu'un petit peu. La sage-femme me répondit que c'était inutile et que cela servirait seulement à me décourager. Pourtant je sentais que c'était différent. Elle me donna un comprimé en me disant que si cela ne faisait pas effet d'ici une heure, il fallait l'appeler. 1h et demie plus tard, la sage-femme de nuit était arrivée, et elle consentit à m'examiner (ce qui ne m'a pas fait mal du tout, me confirmant que la précédente était pas douée pour les TV), et là, surprise, j'étais ouverte à 4 ! Elle avait l'air étonnée et me dit que mes contractions devaient être vraiment fortes et qu'il fallait se dépécher de poser la péridurale si je ne ne voulais pas accoucher sans antalgique. Le soulagement que je ressentis alors, vous n'avez pas idée. Tout mon corps s'est détendu d'un coup, comme par l'effet d'une formule magique. Je me mis à trembler de froid, de fatigue, mon corps ne répondait plus. 

On m'emmena directement en salle de naissance sans passer par le case salle de travail, où l'anesthésiste me posa la péri. Je sentis à peine l'aiguille, et le gars était fortiche car malgré mes tremblements il réussit à la poser correctement du premier coup. Elle ne fonctionnait que du côté gauche, et je ressentais mes contractions du côté droit seulement, puis elle se mit à circuler dans tout mon corps. Je pouvais continuer à sentir les contractions, me permettant de les accompagner. Ensuite c'est allé assez vite. Je suis passée de 5cm à dilatation complète en 1h, plutôt cool en soi mais les contractions étaient beaucoup trop violentes pour mon bébé, dont le coeur s'emballait. On décida alors de me faire pousser directement, sans attendre qu'il descende dans le bassin, après avoir percé manuellement la poche des eaux. Au bout de 3/4 d'heure de poussée (c'est sportif ce truc !!!!), il n'était toujours pas descendu. Le docteur commençait à parler de césarienne car mon bébé d'amour était en souffrance, mais décida d'abord de vérifier si Hélen tenait le coup. Elle fit une ponction sanguine intra-utérine sur la tête qui se présentait, recommença deux fois, mais mon petit warrior devait aller bien puisqu'elle décida de ne pas faire de césarienne (ouf), et d'utiliser une ventouse pour l'aider à sortir. 

La ventouse, c'est assez impressionnant, il y avait deux personnes qui tiraient sur des sortes de cables tandis que je poussais, mais elles tiraient vraiment fort, à deux mains, comme des marins sur un navire ! Et j'ai eu la peur de ma vie car à un moment j'ai entendu un grand "pop" et pendant quelques instants j'ai cru de manière irrationnelle que la tête s'était décrochée. J'en ris beaucoup maintenant mais sur le coup j'ai failli tomber dans les pommes ! Heureusement, c'était seulement la ventouse qui s'était décollée, et quelques minutes plus tard la petite tête sortait, puis les épaules, et mon bébé était là devant moi, je n'avais plus qu'à le prendre. Il était tout mou, comme s'il était mort, et quand je l'ai pris j'ai eu l'impression qu'il allait me glisser dans les mains. Mais quelques secondes plus tard, juste en se posant contre moi, il se mit à crier et à gigoter. J'ai compris à ce moment là, en serrant contre moi ce petit être tout puant et sanglant, que c'était enfin fini. Je n'étais pas très émue, juste soulagée que tout se soit bien terminé, et que mon bébé soit en bonne santé. Je ne comprenais pas qu'au contraire, c'était le début d'une histoire d'amour. Ce n'est que quelques jours plus tard que le choc de la maternité m'est arrivé en pleine poire. Au début j'ai tout géré de manière assez mécanique, comme un robot, avec mon instinct mais sans beaucoup d'affect.

Pour finir avec les détails techniques, je n'ai pas regretté d'être sous péridurale puisqu'on a eu besoin de me faire une révision utérine (quand il reste des morceaux de placenta à l'intérieur), et que franchement en voyant le médecin y rentrer le bras quasi jusqu'à l'épaule et en sentant ce qu'elle y faisait, j'étais bien contente de ne pas ressentir la douleur.

Je n'avais pas aimé être enceinte, et je n'ai pas aimé mon accouchement, contrairement au témoignage d'autres femmes qui disent être submergées de bonheur par la naissance de leur enfant. Je ne l'ai pas détesté non plus ; mais je n'ai pas eu cette sensation d'accomplissement, de joie intense, de quiétude que l'on ressent plus facilement avec un accouchement physio. Je ne suis pas tombée amoureuse de mon bébé comme ma maman me l'avait raconté.

Je me sentais presque nulle de ne pas ressentir grand-chose, moi qui suis habituellement si émotive, qui ai pleuré à la première échographie, qui ai chialé à tous les baby-booms (émission de télé montrant des accouchements) que j'ai pu regarder ! je trouvais ça injuste pour notre petit bébé... j'écrivais même dans mon carnet de bord que j'étais en manque de l'époque où nous n'étions que deux (je n'arrive pas à croire que j'ai pu écrire ça) ! Je l'aimais bien mon chaton, il était bien mignon et je me rendais compte que c'était une drôle d'aventure, mais c'était plus intellectuel, je ne le ressentais pas dans mes tripes.
C'est arrivé plus d'une semaine plus tard. Je ne sais pas pourquoi, alors que je n'y avais pas encore jeté un oeil, j'ai regardé les photos que Terek avait faites. Ce fut soudain : j'ai fondu en larmes, c'était comme une deuxième naissance, je ne pouvais plus m'arrêter de pleurer ! En voyant de l'extérieur ce qui s'était passé, je COMPRENAIS ce qui m'était arrivé, j'arrivais à l'appréhender. J'étais envahie de reconnaissance, de stupéfaction, d'amour, de besoin de chérir cette petite chose blottie contre moi et qui me cherchait déjà de son regard. J'ai pleuré, pleuré, pleuré, j'ai relâché toute cette émotion que j'avais accumulée, et j'ai su que c'était bon, que c'était parti, que j'allais être une maman. 

J'avais donné la vie.






                                                                                      •   •   •Et parce que je regrette qu'on ne m'en ai pas parlé du tout, je vais évoquer aussi le post-partum. Certes on parle du baby-blues et compagnie, mais pas des complications physiques possibles : outre les petites douleurs normales dues à l'accouchement qui te donnent une posture de babouin (comprendre : le cul en arrière), j'ai eu de gros problèmes gynéco, et le premier mois après la naissance a été un vrai calvaire. Intensifié par le fait que tu reçois du monde quasi tous les jours de la semaine, et qu'il faut donc être présentable, appart rangé et tutti quanti, faire la causette, rien que d'y repenser ça me donne des frissons... Heureusement j'ai un Terek en or qui s'occupait de tout ce qui était ménage, linge, vaisselle et compagnie, mais j'étais vraiment au fond du gouffre car je souffrais beaucoup, en plus de la fatigue accumulée. La prochaine fois je m'enferme chez moi pendant 4 semaines avant de voir qui que ce soit.Donc vouala, sachez-le, ça peut être vraiment hard. Et au final, plus difficile à accepter que l'accouchement, auquel on se prépare psychologiquement depuis qu'on sait comment naissent les bébés, c'est à dire depuis l'âge de 7 ans finalement. On le sait qu'on va douiller, on s'y attend, on trouve ça presque normal. Mais perso j'ai trouvé plus difficile d'être ENCORE en souffrance après ça :)
Bref, il est temps de finir ce post vraiment pas bisounours, mais tout plein de vraie expérience :)
Bonne soirée les amis !






BONJOUR LES AMIS !

me voilà de retour après une longue absence, pour vous poster vite-fait bien fait la minute d'avril (on est fin mai, et alors ?)
Comme vous l'imaginez pour ceux qui ont suivi nos aventures via insta, ces dernières semaines ont été bien remplies, et je profite de deux heures de répit pendant la siesta du fiston pour vous proposer ma petite sélection du mois dernier. Je me rends compte que cette naissance m'a fait adopter définitivement les couleurs layette, ce qui est très étrange pour moi !!!!!!


1- LA NAPPE EN LIN LAVÉ



Elle vient de chez Monop' (comme d'hab), elle est joulie, elle était pas trop trop cher, et surtout elle ne se repasse pas. Coeur coeur du coup !




2- LE PULL COS

Mon petit cadeau de moi à moi pour la naissance, un pull que je ne peux quasiment pas porter puisqu'il est très malpratique pour l'allaitement, mais qui me faisait de l'oeil depuis que je l'avais vu porté par Céline du blog Bons Baisers d'Ailleurs (une lyonnaise <3). 



Il tient toutes ses promesses de coupe et de mouic-mouiquitude. Je me suis aussi offert de petites boucles d'oreilles au passage !  Je ne suis certes pas aussi jolie que la modèle, mais elles sont tout-à-fait mignonnes sur mes grosses oreilles. C'était tellement déprimant cette fin de grossesse interminable, et la lose modesque était arrivée à un tel niveau que j'avais bien besoin de ces craquages inutiles et réconfortants.

3- L'ÉTAGÈRE HEXAGONALE

C'est le bon plan du mois ! j'ai la chance d'habiter en face d'un magasin qui commence par Ta et qui finit par ti, et qui regorge de trucs très (TRÈS) moches, comme une caverne d'Ali-Baba de la laideur finalement. Mais au milieu de tout ce fratras de plastique et de couleurs criardes, on trouve parfois de bonnes petites affaires, comme ces étagères haxagonales qui viennent en 3 couleurs : gris, rose et bleu. J'en ai pris une de chaque, et je compte bien les customizer pour les dé-cucul-tiser. Désormais, quand je passerai les portes automatique, je lancerai "Sézame, ouvre-toi !" 


étagère Tati, entre 4 et 5euros !

J'en profite pour vous parler du parfum Petits et Mamans de Bvlgari... c'est ma grand-mère qui me l'a offert, et c'est aussi le parfum que je mettais à ma petite soeur Aubrine quand elle était bébé... pour moi c'est LE parfum de nouveau-né par excellence, il me fait direct partir, je le trouve incroyable !!!!!! si vous avez l'occasion de le sentir n'hésitez pas, il est juste parfait (coeur avec les yeux).


4- LE BÉGUIN-LAPIN

Ce petit béguin est un de mes coups de coeur d'avril pour plusieurs raisons. Déjà, il est super chou, et tout doux, et tout blanc, et j'adore la tête de mon bébé quand il le porte (ça lui donne un petit air de dernier de la classe, celui qu'on met au coin avec un bonnet d'âne haha)... la deuxième raison, c'est qu'à force d'écumer internet à la recherche d'un béguin qui soit mignon et qui ne m'oblige pas à supplier mon banquier d'augmenter mon palier de découvert, je suis tombée sur la page de cette couturière dont les créations sont très soignées et pas hors de prix. Alors certes, c'est très classique, mais parfois le classique, c'est aussi ce dont on a besoin !!!! L'emballage était très mignon et soigné, la dame gentille et accomodante (elle m'a envoyé le bonnet le jour-même, car j'avais peur que bb arrive avant (lol) )
Et j'ai pris le dernier bonnet-lapin héhéhéhé


 Béguin taille 1M, Liberty-Compagnie, 14€


Je finis cet article en vous signalant (surtout aux lyonnais(es) en fait !) que ma petite Maman fait une vente de Printemps de ses bijoux à Collonges-aux-Monts-d'Or ce week-end (21 et 22 mai), et sur l'avenue de Saxe à Lyon du 8 au 12 juin !!!








Je trouvais rigolo d'avoir les deux points de vue, le mien et le sien, alors j'ai demandé à mon mari d'écrire son propre abécédaire de la grossesse. Puis je l'ai tanné pour qu'il étoffe un peu son propos, je ne sais pas si j'aurais dû. Je vous livre ça brut de décoffrage haha :D 


Attention, gros article en vue :)
Je ne sais pas comment je me démerde, il faut croire que j'adore m'écouter parler, mes articles sont toujours immenses. Aujourd'hui il est question de grossesse. Je n'en ai pas beaucoup parlé sur le blog, mais on m'a posé énormément de questions sur Ask, j'ai donc décidé d'écrire ce post sous forme d'abécédaire.
Forcément incomplet, indigent, j'espère que ce résumé vous fera quand même sourire, vous rappellera des souvenir, ou vous démystifiera un peu la chose, pour celles qui croient encore que la grossesse c'est une sorte d'accomplissement (haha.) !




A comme... ABDOS
"Mais il est minus ton ventre!"... Je crois que c'est la phrase que j'ai le plus entendu pendant toute ma grossesse. Alors au début on est désespérée, on a super envie d'avoir l'air enceinte, on guette le moindre petit "bump". Et puis une fois qu'il est là, on le trouve trop discret, on aimerait bien que les gens le voient, surtout ceux des transports en commun, qui n'en n'on rien à foutre (le nombre de fois où j'ai rêvé de faire ça !)
Finalement j'ai été ravie le jour où la sage-femme m'a dit que si mon ventre était si petit, c'est que j'avais des abdos développés qui l'empêchaient de prendre de la place, mais que c'était sans danger aucun pour le bébé !!!! c'est bien la première fois de ma vie que j'ai l'impression d'être musclée de quelque part !
Ci-dessus, une photo de ma petite soeur au début de son neuvième mois de grossesse, dans sa robe de mariée. Il faut croire que c'est de famille :)

B comme... BOUFFE
Bon, ce n'est un mystère pour personne, grossesse rime souvent avec ogresse. Sauf que dans mon cas, je n'ai pas eu la phase "nausées-appétit-de-moineau". AU CONTRAIRE. Dès les premiers jours, je me suis métamorphosée en nympho de la bouffe, et croyez-moi, c'est beaucoup moins sexy. Surtout quand les seuls plats qui vous mettent l'eau à la bouche son ceux à base de gras. Pour mon plus grand malheur, on trouve très exactement 1 Macdo, 1 Subway, 4 kebabs, 2 traiteurs chinois, 1 traiteur indien, 1 traiteur libanais, 1 pizzeria et 2 pâtisseries entre mon immeuble et ma bouche de métro, sans compter les 3 kebabs, le Quick, le KFC, le Starbucks et le Dinner à l'américaine qu'on doit dépasser quand on va au cinéma. Un supplice quotidien. Il m'est arrivé de manger 3 kebabs dans la même journée. 
Le moment le plus terrible de cette phase bouffomaniaque a été le Maroc. Imaginez, dans les rues, sur la place, tous ces petits boui-bouis cuisant de la viande incroyablement odoriférante, des petites merguez parfumées, des tajines épicées, et bien sur, des kebabs parfaitement grillés. Même l'odeur des tripes frites me donnait des gargouillis. Terek avait décidé qu'il était hors de question que je mange de la viande dans la rue, à cause des risques de tourista, donc on achetait des chips au supermarché, j'étais malheureuse comme une pierre (heureusement Terek était solidaire, je l'aurais haï sinon !) ; toute la journée je bavais, je pense que j'aurais pu donner des leçons de salivage à un escargot.
Le pire de toute cette histoire, c'est que les légumes me dégoutaient, me donnaient mal au coeur, même mes préférés comme les aubergines. Bref, j'étais condamnée dès le début (voire lettre K). 

C comme...  CHIANTE
Il y a des choses que je n'avouerai jamais (non, je ne suis pas flemmarde, je suis juste lente)... mais là je dois faire mon mea culpa : j'ai été MEGA-SUPRA-RELOUE pendant toute la grossesse.
Voilà c'est dit, on peut passer à autre chose :D

D comme... DÉCO
Je ne sais pas si c'est dû à la grossesse, mais je me suis transformée depuis quelques mois en Castogirl (oui parce qu'on a un Casto pas loin de chez nous, faut pas chercher plus loin). Je passe ma vie sur instagram devant des compte de déco (coucou Inside Closet), je ne jure que par le DIY, je réorganise mon Pinterest, mon bureau, mon appart, ma vie ! Je suis atteinte de la frénésie "maman blogueuse", qui va regarder les dernières tendances, quelle table à langer est la plus ergonomique, quelle marque propose des petites chaises de bébé (il est pas encore né que je veux déjà lui trouver un bureau, une FOLLE je vous dis !), quelle autre propose des jouets maïdinefrance...
Bientôt je vais me mettre à la couture je le sens.
(ça fait flipper un peu non ?)

E comme... ÉCONOMIES
En lisant ça, vous vous dites "Oh, cette grossesse la responsabilise", "Evidemment il faut savoir gérer un budget quand on devient maman", "Elle a raison, il faut commencer tôt, les études ça coûte cher"...
Malheureux, si vous saviez.
Je suis un trou sans fond. Je dépense tous mes sous. Tous les sacrifices que je me suis infligés pour mettre un peu de côté, patiemment, courageusement, pendant des années partent dans du coton hypoallergénique pour les fesses de monsieur et des habits de prince George. I'm a mess.

F comme... FATIGUE
zzzZZZZZZzzzz
Au début on est fatiguée du coup on dort toute la journée, et à la fin on est fatiguée du coup on a des insomnies de bâtard. La panacée c'te grossesse moi je vous le dis :D

G comme... GARÇON
Au premier abord, avouons-le, j'étais un peu deg d'attendre un ptit boy. Maintenant je ne rêve que d'une chose, c'est qu'il aie la tête de son papa, et qu'il soit à moitié aussi merveilleux. Je serais une mère comblée.
Il me reste quelques petites angoisses (normal quand on vient d'une famille essentiellement composée de filles), comme le nettoyage des coucougnettes (j'ai irrationnellement peur de castrer mon gosse sans le faire exprès, ou du moins de lui faire mal), ou la gestion d'un hyperactif (on ne dira pas d'où vient le risque).

H comme... HÉMORROÏDES
J'ai choisi hémorroïdes car elles sont le symbole de ce que la grossesse a de moins glamour. On a beau te prévenir, tu ne t'imagines pas une seconde ce qui attend ton corps pendant ces neufs mois. Car oui, c'est quand même une affaire de corps, soyons honnêtes, ce bébé tu ne le fabriques pas avec tes bons sentiments et ton hypothétique instinct maternel, mais bien avec ton putain de corps (ce ouf).
Et forcément, y'a des dommages collatéraux. Comme les poils. Alors oui, t'as de beaux cheveux. Mais t'as aussi de trèèèèès beaux poils, qui s'accrochent super bien à ta peau, et qui repoussent vachement vite. Magnifique.
Tu as aussi les jambes et les pieds qui prennent un joli galbe digne d'un poteau téléférique.
Et les brûlures d'estomac, parlons-en tiens ! Se réveiller en pleine nuit avec l'œsophage en feu, un vrai bonheur ! Sans oublier les saignements de nez, les coups de pied dans les côtes, les coups de tête dans l'entrejambe, le sentiment d'être un 15 tonnes en manoeuvre dès que tu veux bouger, les contractions, le mal de dos, les maux de tête, le souffle court...
Et je ne parle que de ce qui est NORMAL ! il y a aussi toutes les complications possibles et imaginables...

Bref, j'aime beaucoup me plaindre pour rien, et d'ailleurs je n'ai pas eu d'hémorroïdes. J'aurais du choisir H comme HORMONES, mais la longueur du post aurait doublé :D



I comme... IMMORTELLE
C'est une des trucs qui m'impressionne le plus dans cette histoire : je me dis qu'on a fabriqué un petit être qui a une âme, une âme qui ne cessera jamais d'exister ! Au moment de sa conception, le Bon Dieu lui a insufflé la vie, et cette vie perdurera après la mort... C'est à la fois merveilleux et carrément flippant. Ça nous ramène à notre responsabilité de parents : nous avons charge d'âme à partir de maintenant, et il s'agirait de gérer ! Et surtout de ne pas oublier que ce petit bébé n'est pas seulement un corps avec des besoins corporels, mais bien un être spirituel, qu'il faut nourrir d'amour et élever vers le Ciel.
C'est parti mon kiki !

J comme... JOIE
La plus grande joie de cette aventure, c'est de savoir que mon Terek et moi allons former une famille. Nos deux individualités ne vont que s'imbriquer plus intimement, notre bébé sera le fruit de notre amour et de pas grand-chose d'autre. J'ai une vision très triangulaire de la famille : papa et maman s'aiment et leur amour se communique aux enfants. Je n'envisage pas une seconde la maternité sans la paternité, et vice-versa, puisque l'enfant n'existe que parce qu'à un moment, un homme et une femme se sont aimés.
C'est peut-être super vieux jeu, et je sais que dans bien des cas il ne s'agit pas de ça, mais cela fait partie de ma joie à moi : savoir que nos enfants seront là parce qu'on s'est aimés.
Je mesure aussi la chance qu'on a de pouvoir donner la vie, et j'envoie des volées de baisers à tous les couples qui rencontrent des difficultés dans ce domaine. <3

K comme... KILOS
Plus terre-à-terre, le sujet des kilos. Parlons peu, parlons bien, le mec qui a déclaré qu'on devait prendre entre 9 et 12kg pendant la grossesse est un fou dangereux, non ? J'ai dépassé les 20, et même si je sens que mes -déjà généreuses- fefesses ont pris cher, je n'ai pas non plus l'impression d'abuser.
Surtout que ça a le don de te flinguer ton plaisir cette histoire de poids : pour une fois que tu peux te gaver sans complexe, on trouve encore le moyen de te faire culpabiliser... laissez-nous un peu de répit, merde ! on aura bien le temps après l'accouchement de nous préoccuper de notre ligne et de faire une croix sur tous les trucs bons (oui, les tartines de beurre-nutella c'est bon.) au profit des trucs mauvais (oui les cracottes en polystyrène c'est mauvais.)

L comme... LAIT
C'est un des trucs qui m'intrigue le plus : l'allaitement. Qu'est-ce qu'on ressent, physiquement et psychologiquement, quand on nourrit son petit avec ce qui sort de notre poitrine ? Je trouve ça complètement fascinant, et même si je me répète que c'est naturel, ça me perturbe un peu...

M comme... MAISON
La venue d'un tout-petit fait de notre chez-nous un vrai foyer. Avant je distinguais "l'appart", et la "maison", qui désignait celle de mes parents. Désormais, quand je dis "à la maison", je parle de notre petit trois-pièces, de notre cocon, de cet endroit qui est à nous et rien qu'à nous.
Et qui dit appart, dit voisins. Heureusement, de ce point de vue-là nous sommes plutôt gâtés : celui du palier est un étudiant qui n'est jamais là, ceux du dessous sont deux petits vieux sourds comme des pots, et celui du dessus est un bruyant qui ne pourra jamais rien nous reprocher, surtout qu'il baise avec fracas à peu près deux fois par jour (il vient de terminer sa session matinale à l'instant où j'écris ces lignes).
Du coup aucun complexe pour les pleurs de choups !!!!

N comme... NOMBRIL
Certaines femmes ont le nombril qui ressort au fur et à mesure que la grossesse se passe, le mien a tout simplement disparu en s'étirant :D Il ne reste plus qu'une tache un peu plus sombre, qui indique que c'est là qu'il est normalement !
D'ailleurs, en parlant de nombril, on a vraiment l'impression que tout tourne autour de cette partie de notre anatomie : ce ventre est devenu le nombril de notre existence depuis quelques mois. Entre les gens qui se précipitent pour le toucher, les mamans qui te donnent de bons conseils, les manifestations physiques (et parfois intempestives) du principal intéressé et les centaines de choses auxquelles il faut penser pour préparer la venue du loukoum, on a parfois tendance à oublier que la vie ne se résume pas à ça !

O comme... ORIGINES
J'imagine qu'on devient vraiment maman le jour où on tient son bébé dans les bras, tout contre soi, et qu'on découvre sa petite tête unique. Mais combien de fois avant ce moment s'imagine-t-on le résultat de ce mélange entre deux personnes ? Ce qui me fascine c'est de me dire que ce bébé est le fruit des milliers de combinaisons qui l'ont précédé, qu'il possède un génotype riche de tous ses ancêtres ! Alors on s'intéresse à ses origines, on interroge la maman de son mari, comment était-il bébé, quel genre de petit garçon c'était, son tempérament, ses particularités physiques. On ausculte les photos de famille : aura-t'il le nez de son arrière-grand-mère ? ou les yeux de son grand-père ? On relit le carnet de santé (il faut savoir que ma maman a consigné dans le mien toute ma vie jusqu'à mes 18 ans, c'est même très gênant quand je dois l'apporter chez le médecins, elle y raconte tout : mon caractère de petite fille, mes progrès, mes défauts, mes envies d'ado. C'est à la fois attendrissant et très instructif :D )... Il y a ce pan de ma famille que je connais un peu, et ce pan de la sienne que je découvre.
Et je sais que cet enfant sera tellement plus que la somme de deux "lignées". Il a sa propre histoire à écrire, et nous sommes là pour l'aider à faire fleurir sa belle singularité.

P comme... PRÉNOM
Nous avons la chance d'avoir trouvé assez rapidement des prénoms qui nous plaisaient à tous les deux. Nous l'avons joué de manière super organisée ; un soir pendant notre voyage au Maroc, posés sur la terrasse de notre riad dans la douceur d'octobre, nous avons pris stylo et crayons et dressé la liste des prénoms qui nous parlaient à l'un ou à l'autre, sans restriction. Puis nous avons fait un tableau, où chacun de nous pouvait attribuer le plus honnêtement possible 15 points à chaque prénom : 5 points pour la sonorité, 5 points pour la signification, 5 points de pur ressenti. Puis on a fait nos petite additions, et on a gardé les 5 prénoms les mieux notés. Petit à petit, il y en a deux qui sont sortis du lot, et qui nous plaisent vraiment beaucoup. Malheureusement, depuis octobre, on a toujours pas réussi à départager ! on espère que sa petite tête va nous inspirer :D

Q comme... QUESTIONNEMENTS EXISTENTIELS
Rien de bien original à ça (pfiou, ma grossesse est d'une banalité !), mais je me suis posé beaucoup de questions pendant ces 9 mois. La venue d'un enfant doit nous renvoyer à tellement de choses de notre propre enfance ! on se rappelle ce qu'on ressentait, on réfléchit à ce qui nous a rendu heureux, à ce qui nous a marqué, traumatisé parfois... on s'interroge sur la manière dont on doit s'y prendre pour que ce soit aussi bien pour ceux qu'on va avoir en charge... On se demande si on sera une bonne maman, un bon papa (non lui en fait il ne se le demande pas, il est persuadé qu'il va être le meilleur papa du monde, j'envie sa nature confiante :D )
On flippe sa mère en fait. Enfin moi.

R comme... RETARD DE CROISSANCE
Je n'en ai pas non plus beaucoup parlé, mais bébé nous a fait de belles frayeurs au 2ème trimestre. Fin décembre, j'étais exténuée par le travail, les nuits très courtes car occupées en partie par mes retouches photo, et complètement à bout après le marathon des mariages de la saison 2015. Le résultat : un petit poussin qui peinait à grandir dans mon ventre. Les échographies étaient glaçantes : courbe largement en-dessous de la moyenne, membres inférieurs sous-développés, artères utérines défectueuses, inquiétude du corps médical qui ne faisait rien pour  nous rassurer et nous prescrivait contrôle sur contrôle, nous prédisant qu'il faudrait déclencher un accouchement très précoce. Un vrai cauchemar, accentué par l'inquiétude de nos parents. Heureusement, dès janvier j'ai pu me reposer et dormir des journées entières. Terek s'occupait de tout : tenir la maison, faire les courses, le diner, j'étais son enfant. Et deux mois après, tout était rentré dans l'ordre. OUF :)

S comme... SOEUR
J'ai cette grande chance d'être enceinte en même temps que ma petite soeur, Marguerite. Déjà c'est un soulagement de savoir que notre bébé va avoir un cousin de son âge de mon côté de la famille, et puis c'est trop cool de partager cette aventure avec une personne dont on est forcément proche, ou du moins avec qui il n'y a aucun tabou ! et puis le fait d'avoir été élevée par la même maman, ça donne des réflex et réflexions uniques et particuliers, j'ai l'impression. Avec aucune autre future maman je ne discute de la grossesse avec cette simplicité, cette facilité
Pourtant on ne fait pas plus différentes que ma soeur et moi. Elle est fofolle, bohème, naïve, elle me fait peur parfois ! mais aussi elle m'apporte tant ! elle me communique son insouciance, sa légèreté, elle me rassure sans le savoir... elle sera vraiment une maman unique, décalée, à la belle âme libre et fougueuse. J'ai tellement hâte de la voir en action avec son petit gars (oui, elle aussi !)

T comme... TEREK
Ah mon amoureux, mon amour, mon âme <3
J'aimerais pouvoir exprimer ce que je vis avec toi sans que ça aie l'air banal, car à mes yeux tout se pare d'exceptionnel quand il s'agit de toi. Et pourtant l'amour c'est aussi très trivial, c'est simple comme ton affection sans faille, c'est facile comme ton rire et tes taquineries, c'est discret comme l'aide que tu m'apportes jour après jour... c'est naturel comme cette manière que tu as de me comprendre toujours en profondeur, tout en restant si léger, quotidien comme tes mots tendres, ordinaire comme l'intérêt que tu portes à mes soucis, mes envies, mes plaisirs, sans jamais en faire trop... c'est doux comme tes petites caresses, c'est patient comme tes bras autour de moi quand je pleure, c'est généreux comme ton grand coeur et ta noblesse.
Notre amour il est modeste et prosaïque, il ne fait pas d'éclat, il n'irait pas bien dans les livres ou dans un cinéma, mais il brille comme un soleil immense au fond de mon coeur.
Est-il possible d'aimer autant que je t'aime ? parfois ça me fait peur...
Merci d'être là dans cette aventure, je n'aurais voulu d'aucun autre.

U comme... URGENCES
J'ai beaucoup rêvé d'un accouchement méga-naturel, chez moi, avec une sage-femme, mon mari, un peu de musique et puis c'est tout. Malheureusement, je ne suis pas toute seule et mon Terek a bien trop peur des complications. On a donc décidé d'aller à l'hôpital, comme tout le monde.
Mais je dois dire que ce que j'en ai vu pour l'instant ne me fait vraiment pas rêver. Nous avons du nous rendre quelques fois aux urgences, et cette ambiance surmédicalisée (d'autant plus que notre maternité est de secteur 3, c'est-à-dire spécialisée dans les naissances à risque) me répugne. J'aimerais tant pouvoir accoucher sans ce fratras de piqures, de tuyaux, de monitoring, j'aimerais pouvoir choisir ma position, j'aimerais éviter la péridurale et être accompagnée par une personne qui a l'habitude des naissances naturelles, et qui soit dispo pour m'aider... Je sais bien que les maternités manquent de personnel et qu'elles ne peuvent pas être au chevet de chaque maman pour les soutenir du début à la fin. J'espère juste que tout se passera bien et que je pourrai accueillir ce petit le plus simplement possible.

V comme... VERGETURES
J'en ai pas euuuuuuuuuuuuues ! VICTOIRE !!!!!!! Merci le massage quotidien à l'huile d'argan sur toutes les parties à risque de mon anatomie ! Merci Terek, merci huiledargan.fr, merci ma peau, merci la vie <3

W comme... WORKING WOMAN
Comme la plupart des femmes, j'ai continuer à bosser, avec cet avantage d'être beaucoup chez moi, surtout une fois la saison des mariages terminée. J'avoue que c'était un vrai confort, même si les derniers shootings en mars étaient un peu sport (heureusement que mes clients étaient adorables et compréhensifs !)... Il faut savoir qu'en temps qu'auto-entrepreneur, nous avons droit à un congé-mat d'un mois seulement après la naissance, ce qui veut dire que je reprends mon activité le 28 mai ! C'est mon premier mariage de la saison (coucou JB et Agathe, si vous passez par là <3 ), et même si j'ai super hâte d'y être, j'espère que je ne serai pas trop fatiguée :)
C'est aussi ça le deal, quand on fait un métier passion !!!!

X comme... X
Du-sexe ! du-sexe !
Oui bah pour ceux qui me connaissent on ne pouvait pas y passer... quid des galipettes pendant la grossesse ? Libido exacerbée, abstinence complète, redécouverte du kama-sutra... on entend un peu tout et son contraire à ce sujet ! Déjà pour le coup de la libido de fifou, je pense que ça s'applique aux femmes qui prenaient la pilule avant de tomber enceinte. C'est assez connu que la pilule flingue la libido, j'imagine que quand on se débarrasse de cette merde, on se sent toute renouvelée, telle une petite jeune fille qui découvre les premiers frissons de l'amûr.
Perso je n'ai pas remarqué de changement, l'envie était toujours bien présente, mais pas tellement plus que d'habitude, ni tellement moins. Y'a eu une baisse de régime au début (forcément, quand tu dors environ 16h par jour et que ta soirée se termine à 18h30, ça laisse un peu moins de temps pour sacrifier au dragon), mais tout est rentré dans l'ordre une fois le premier trimestre passé.
Et d'après l'échantillon de 120 femmes qui se sont exprimées à ce sujet dans mon groupe facebook "futures mamans pour avril 2016" (coucou les copines), rares sont celles qui font abstinence totale, et si c'est la cas c'est pour des raisons médicales. La plupart poursuivent tranquillement une sexualité peu ou prou similaire.
Du balais les vieux clichés !


Y comme YOGA
Il aura fallu attendre la grossesse pour que je découvre cette discipline, et encore, c'est grâce à mon mari. Voyant à quel point j'avais mal au dos, et désespérant de me faire faire une once de sport, il m'a proposé un programme de séances de yoga sur youtube. Rien de bien fou, c'était pour méga-débutants, mais tous les soirs il me dépliait mon petit tapis, il m'installait l'iPad et il faisait les exercices avec moi pendant 1/2h. C'était très amusant de le voir faire le petit chien, le dos cambré et la langue pendante, j'en glousse encore !
Résultat : mal de dos envolé, énergie boostée, et petit rdv rigolo en amoureux qui me faisait un bien fou... On a du arrêter quand mon ventre me gênait trop, mais ça me manque (incroyable mais vrai !)

Z comme... ZODIAQUE
Je ne suis pas superstitieuse pour un sou, mais pour des raisons personnelles j'aimerais vraiment que ce petit soit un bébé-taureau, comme son papa, et pas un bébé-bélier. Vraiment.
Au final ça ne serait pas plus mal que tu naisses à terme mon chat :D

♥︎♥︎♥︎

Pardon pour cet article qui est le plus long du monde, et bravo d'être arrivé jusqu'au bout. Je tiens à rappeler qu'il s'agit bien de MON ressenti, et que donc celles qui ont vécu leur grossesse comme un long fleuve tranquille bordé d'arbres en fleur et de petits lapins dans une lumière de matin d'été n'ont pas à se donner la peine de me dire que "si, la grossesse c'est magiquefabuleux" :) Je suis sincèrement heureuse pour vous !

Je vous fait d'énormes bises et vous pouvez retrouver l'abécédaire de Terek, qui est complètement nul et priceless à la fois hahaha ! (ça va vous prendre moins de temps à lire !)


Je voulais simplement partager avec vous un joli dessin, réalisé par l'une de mes petites soeur, étudiante à Emile Cohl, une école de dessin lyonnaise. Elle s'appelle Clothilde, c'est la quatrième de la famille, et je la trouve incroyablement talentueuse !





Nous sommes descendus quelques jours chez mes parents à l'occasion des vacances de Pâques, et j'étais ravie de pouvoir jeter un oeil à ses derniers dessins. J'ai tout de suite flashé sur celui-là, une courte BD qu'elle a réalisé dans le cadre d'un cours. Le thème proposé par le professeur était "scène de sexe", et j'étais curieuse de voir comment elle s'en était tirée. Eh bien je trouve que sa réponse a été très créative, et qu'en plus elle a bien géré d'un niveau technique. Il y a certes de petites imperfections, il ne s'agit que d'un devoir sur lequel elle n'a pas passé beaucoup de temps, mais je dois dire que je suis amoureuse du résultat.
Je vous laisse sur ces deux planches et sur le beau chant breton dont elle s'est inspirée :)








Miserere de la mer
(la musique en lien ici)

Perdu sous le ciel, perdu sur la mer,
Là-haut écoutez ma prière.
Perdu sous le ciel, si loin de la terre.
A moi, Notre-Dame et tous les saints,
Prenez en pitié tous les marins ;
Calmez la vague, la vague et le vent,
Calmez pour moi l’ouragan.

A tous les calvaires, aux croix des chemins,
Je promets un pèlerinage,
A tous les calvaires, aux croix des villages.
A moi, Christ en Croix, ayez pitié,
Du fond de la mer, miserere.
Pardonnez, pardonnez, pardonnez moi,
Sous mes péchés je me noie.


Plus jamais l’été, plus jamais l’hiver
Plus jamais la fête au village,
Plus jamais l’amour sur un clair visage.
A moi, mon pays, mes souvenirs,
A moi tous mes rêves et l’avenir.
Sur moi la vague, la vague s’abat,
Sur moi, la mer et le froid.

Perdu sous le ciel, perdu sous la mer,
Perdu au milieu des nuages,
Perdu dans le ciel, après le naufrage.
A moi, Notre-Dame et tous les saints,
Prenez en pitié tous les marins ;
Calmez la vague, la vague et le vent,

Calmez pour moi l’ouragan.


Bonjour !!!
Le mois de mars m'a paru durer 90 jours, se trainant tel un escargot sous sédatif. Bébé commence à se faire vraiment lourd, et mes activités s'amenuisent comme peau de chagrin fondant au soleil, je suis même fière de moi quand je passe une après-midi en dehors de l'appartement, c'est vous dire le niveau de nolife-itude ^^
Alors je passe inévitablement beeeauuuucoup trop de temps sur Amazon, à commander des choses parfois un peu inutiles, hem hem :D Parfois je passe l'aprem à dormir, ou à subir sur le canap. Parfois j'ai un regain d'énergie et je fais les courses, je travaille ou je sors prendre l'air. Dans tous les cas, je ne sais pas comment je me débrouille, mais j'arrive tout de même à être au bout de ma vie le soir. Heureusement que Terek est là pour faire la vaisselle et me remonter le moral. Bref, le mois de mars a été long, d'autant plus que j'ai deux copines qui devaient accoucher en même temps que moi et qui ont déjà leur bébé dans les bras, et moi je risque d'aller jusqu'au terme, je le sens gros comme une maison !!! 

Quoi qu'il en soit, je vous retrouve aujourd'hui avec mes favoris du mois de mars. Je n'ai pas l'impression que cette rubrique remporte beaucoup de succès (par rapport à mes articles DIY qui suscitent généralement plus d'enthousiasme et de trafic), mais je l'aime bien, elle me permet de faire le point sur les jolies choses qui ont traversé mon mois, et de voir aussi, en creux, les achats que je n'ai pas envie de vous présenter et que donc je n'aurais pas du faire :)
Au programme : emmaillotage, jus de fruit, déco et retour en adolescence... c'est parti !!!!!


1- LE DOUDOU-ÉCHARPE

Pour commencer, j'avais envie de vous parler de ce lange d'emmaillotage que j'ai à la base acheté pour bébé. Pour ceux et celles qui ne sont pas à fond dans les histoires de grossesse et de nouveaux-nés, l'emmaillotage est une technique qui revient à la mode en ce moment, et qui consiste à caler bébé dans un lange (oui, comme l'enfant Jésus dans la crèche) pour limiter ses mouvements, le rassurer en reproduisant l'espace confiné de l'utérus, et éviter qu'il ne se griffe ou ne se réveille en sursautant. Je dois avouer que je suis un peu fan, et que je vais direct essayer à la naissance de notre loupiot. En plus un lange c'est moins cher qu'une gigoteuse héhé #pointradin
Bref, j'avais décidé de dormir avec et de porter ce lange autour du cou chez moi, pour lui donner mon odeur (divine cela va de soi) et ainsi diminuer les risques de rejet, mais il se trouve qu'entre temps j'ai perdu mon écharpe adorée (la 4ème de l'hiver, j'en peux plus de moi)... Le doudou s'est donc naturellement transformé en foulard, et la matière toute mouic-mouic mais légère est parfaite pour cette mi-saison.
Si vous voulez un tour-de-cou douillet et pas cher, ou simplement un maxi-lange qui ne coûte pas un oeil, vous pouvez le trouver ici pour la modique somme de 10€26 :)

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2- L'ORANGE PRESSÉE À LA DEMANDE

C'est ma petite soeur Margot qui m'a fait découvrir (vraiment parfois je me demande si je n'ai pas un kilo de peau de saucisson devant chaque oeil) cette option proposée par Monoprix : le presseur d'agrumes, pour se faire soi-même son litron de jus d'orange frais !
Pour quasiment le prix d'un verre de vrai jus d'orange pressée dans un bar (3,96€), on en a toute une bouteille... c'est un petit luxe, mais qui fait bien plaisir de temps en temps !

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3- LA BOUGIE CORAIL

Je vous en prie, dites-moi que je ne suis pas la seule à être accro aux collections "home" de Monop'... qui sont bien évidemment hors de prix, mais qui me font à chaque fois de l'oeil. J'ai résisté très très longtemps (au moins plusieurs mois) aux dernières nouveautés proposées à l'entrée de mon magasin (ils sont super forts, ils font un petit corner tout mignon juste à côté du vigile qui check les sacs, on est obligée de jeter un oeil). J'ai même pris l'habitude d'y jeter un regard négligeant, presque vide, en passant. Je pensais avoir réussi, j'étais fière de moi, je croyais m'être blindée, mais il a suffit que la collection "rose et bleue à paillettes" pointe le bout de son nez pour me retourner comme une crêpe. Ce qui est étonnant car ce ne sont pas forcément des teintes que j'utiliserais pour de la déco d'intérieur, mais que voulez-vous, je devais être dans un moment de faiblesse hormonale ;)



Bref, j'ai craqué. Petit craquage, certes, mais craquage quand même. Quand je vois cette bougie, j'y trouve un peu le symbole de ma défaite dans ma lutte contre Monop', elle sert à rien, je ne l'allumerai probablement jamais, elle ne va pas avec le reste de ma déco...  mais elle est bien mignonne quand même. Et puis, une bougie corail, ça ne se laisse pas sur un rayon de supermarché, non ?

4- LES JONQUILLES INDIENNES

Chaque année au mois de mars, ce monsieur se tient assis à l'embranchement de ma sortie de métro. Il a un regard très doux, un beau sourire, et il vend des bouquets de jonquille. C'est le seul moment de l'année où je le vois, je l'appelle "l'Indien" à cause de son turban et de sa position de fakir, mais cet exotisme est peut-être complètement à côté de la plaque.



Ses jolies fleurs (je ne mens pas, elles sont magnifiques) me rappellent tout un pan de mon adolescence : pendant 7 ans, j'ai été en pension dans une école située dans le Jura. Posée au sommet d'une colline, elle surplombait une belle vallée souvent baignée de brume dans la lumière du matin. Ses pentes, piquées de petits sous-bois frais, étaient le repère de milliers de jonquilles qui éclosaient au mois de mars. Les prés en étaient tout jaunes, si bien que les gens venaient de loin pour cueillir dans les prairies de l'école des paniers entiers de belles fleurs dorées. Le 25 mars, fête de l'Annonciation, était le jour de fête de l'école. Nos parents venaient nous voir jouer des pièces de théâtre, et nous vendions des bouquets confectionnés la veille, après avoir passé la journée dans la rosée et les fleurs, à cueillir des centaines de ces jolies merveilles.
C'est donc avec un bonheur bercé d'une certaine nostalgie que chaque année j'achète à mon "Indien" un petit bouquet de jonquilles, qui ensoleille mon appartement et me fait retomber en adolescence :)

Voilà pour mes favoris du mois de mars, n'hésitez pas à me donner vos idées pour améliorer cette rubrique et la rendre plus attractive ;)
Je suis en train de rédiger un petit article pour résumer un peu ma grossesse, j'espère qu'il vous plaira !!

Besos <3