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La joie en famille

5 Comments
Bonjour ! Aujourd'hui vous avez droit à un article un peu particulier !

En premier lieu je voulais vous remercier pour vos réactions adorable à mon dernier article, à vos commentaires sur le blog ou par MP, qui m'ont réchauffé le coeur (enfin surtout qui m'ont rassurée !!!)

Ensuite je vous propose dans les lignes qui suivent un texte qui n'est pas forcément très facile à lire puisqu'il s'agit d'un topo que j'ai rédigé pour l'une de nos soirées Domus Christiani (cela signifie "Maison de Chrétiens"). Pour ceux qui ne connaissant pas, il s'agit de se retrouver une fois par mois avec 5 couples de différents âges et expériences, pour échanger autour de notre foi et de la vie de famille. Nous suivons (ou plutôt essayons de suivre) une règle de vie et à chaque réunion l'un des couples reçoit à dîner, un autre prépare un topo en lien avec le thème de l'année, et un troisième couple fait un petit laïus sur un des points de la règle de vie, sur lequel se focaliseront nos efforts dans le mois qui vient. Nous sommes épaulés dans nos discussions par un prêtre, qui peut répondre à nos questions doctrinales par exemple.

Comme jamais personne ne poste ses topos sur internet, c'est le vide intersidéral quand on veut s'inspirer ! Alors je poste le mien qui servira peut-être à un autre couple en manque d'idées :D

Enfin soyez un peu indulgents car cela n'est pas très rédigé, je développais à l'oral donc il s'agit de grandes lignes ;)






L A   J O I E   E N   F A M I L L E 


Le thème de l'année est : "La famille et l'évangélisation", et dans la liste des topos proposés il y avait celui de la Joie en famille, qui me plaisait bien. Notre expérience à ce sujet est encore toute petite puisque cela fait si peu de temps qu’on forme une famille avec Terek et Hélen, mais j’ai beaucoup de souvenirs d’amis qui, pendant mon enfance ou mon adolescence, me faisaient remarquer combien ils trouvaient l’ambiance joyeuse chez nous (cad chez mes parents). A chaque fois j’étais étonnée de leur enthousiasme, pour moi il était normal qu’une famille soit heureuse, qu’on chante et qu’on danse toute la journée, et que chacun s’aime à la folie. Mais ces réflexions, si étonnantes soient elles, étaient si régulières, presque systématiques, que je me suis dit que j’avais beaucoup de chance et qu’il fallait que je décortique le pourquoi du comment. J’ai donc essayé, de manière empirique (ça c’est le mot chic pour dire que je n’ai pas pris le temps de potasser 15000 bouquins), de comprendre quels étaient les tours et détours de cette joie dans la famille, comment l’entretenir de manière pratique, et la faire rayonner autour de nous, c'est à dire comment évangéliser par la Joie.

1) L’ÉMERVEILLEMENT
dans cette partie j’aimerais montrer que la joie d’émerveillement nous permet de rendre grâce  pour ce que nous recevons, et de nous remplir de force pour ce que nous devons donner (MAGNIFICAT)

1-a) L'émerveillement face à la création 

A chaque étape de la création, Dieu dit que « Cela était bon » ; c’est la JOIE de Dieu qui déborde dans ses œuvres : Dieu crée à son image et à sa ressemblance et « cela est très bon ». Nous avons mille occasions en famille de nous émerveiller de la création du Bon Dieu, de nous unir à cette joie, en premier lieu avec les saisons, qui transforment la nature et nous rapprochent de notre créateur. Pendant des promenades, on peut prendre le temps de montrer à nos enfants les beautés qui se renouvellent, et en tirer un grand bonheur. Maman nous faisait humer l’air frais, nous faisait remarquer la jolie lumière dans les branche, nous faisait écouter les oiseaux et la rumeur du vent, elle nous faisait gouter les trèfles et l'oseille dans les prés, boire l'eau très froide des ruisseaux, elle nous ouvrait les sens.  
L’homme est gardien de la création, appelé à se réjouir de l’œuvre de Dieu : cf Ps 104 : « Bénis le Seigneur , ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ». En voyant que Dieu se réjouit dans ses œuvres, on peut être heureux que Dieu soit Dieu, rendre grâce pour toutes les merveilles qu’il nous a offertes.
L’émerveillement peut venir aussi de ce que les hommes font avec les talents que Dieu leur a donnés : la poésie, les beaux-arts (quand on allait dans des musées (tout le teeeeemmmmps !!!!) Papa nous demandait de choisir une oeuvre et il nous filmait en train d’expliquer pourquoi elle nous plaisait). Enfin les matières scolaires et en particulier les sciences naturelles sont aussi sujets d’émerveillement ; le fonctionnement du corps humain, l’univers peuvent être des sources d’émerveillement (Pascal et ses deux infinis : l’immensité de Dieu cachée dans la matière, dans l'infiniment grand de l'espace et l'infiniment petit du cloporte ! quelle incroyable source de ravissement !) (ou encore la génétique, ou la conception d’un enfant, l'occasion de s'émerveiller de la manière dont le Bon Dieu a organisé l'engendrement des espèces, le génome etc)

1-b) L'émerveillement devant les qualités de nos frères

Une autre source de joie familiale est l’observation des progrès de chacun. Il est très important de souligner les efforts de ses enfants et de les féliciter pour leurs petites victoires sur eux-même. La prière du soir peut être l’occasion de mêler à l’examen de conscience une louange pour les services rendus, pour les actes de charité, pour les élans de générosité de chacun. S’émerveiller des qualités et progrès de ses enfants, de son conjoint procure une vraie joie. Le compliment, le remerciement, même s’il est discret, entretient un cercle vertueux de  bonheur et une ambiance positive dans le cercle familial.

1-c) L'émerveillement d'être sauvés par Dieu.

Enfin, pour passer du naturel au surnaturel, la plus grande joie d’une famille chrétienne est de vivre le temps liturgique de manière profonde. Le chrétien vit dans la joie et l’émerveillement grâce à la Résurrection de Jésus-Christ : c’est la certitude d’être sauvé, d’être aimé du Bon Dieu, qui nous garde dans une confiance perpétuelle, comme les petits oiseaux qui n’ont d’autre souci que de chanter la louange de leur Créateur. C’est notre FORCE. Dans toutes les tempêtes de la vie, nous savons que PAR-DESSUS tout le Bon Dieu nous aime et qu'il nous serre dans ses bras.
Dans un de ses sermons où il commente la Première lettre de saint Pierre, le Pape François a souligné que, même si nous sommes affligés par les épreuves, ne nous sera jamais enlevée la joie de «ce que Dieu a fait en nous», qui «nous a régénéré dans le Christ et nous a donné une espérance». Nous sommes marqués au baptême par un signe de JOIE.
La carte d’identité du chrétien est cette joie, la joie de l’Évangile, la joie d’avoir été choisis par Jésus, régénérés par Jésus, la joie de cette espérance que Jésus nous attend au ciel, la joie qui – aussi dans les croix et les souffrances de cette vie – s’exprime d’une autre façon, qui est la paix : nous avons la certitude que Jésus nous accompagne, est avec nous, même dans les pires tempêtes, et cela nous fait sentir en sécurité pour l'éternité.
Le chrétien sait que Dieu se rappelle de lui, que Dieu l’aime, que Dieu l’accompagne, que Dieu l’attend. Et ceci est la joie. «Le bon étonnement, a dit le Pape, nous emplit de gratitude face à la révélation, face à l’amour de Dieu, face aux émotions de l’Esprit Saint». Le chrétien «est un homme, une femme d’étonnement»

Pour conclure cette première partie sur la joie d’émerveillement, on peut se rappeler que notre Maman du ciel en est la championne, puisque son chant du Magnificat est tout une prière d’étonnement ravi où elle rend grâce pour les mystères qui s’accomplissent en elle. 

"Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! 
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. 
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !"

C’est une prière de femme forte et confiante, chez qui il n’y a pas l’once d’une fausse humilité. C’est, il me semble, une grande partie du devoir de la mère de famille, de maintenir un élan de joie émerveillée et, au quotidien, de faire remarquer à ses enfants les mille dons de Dieu, et d’en tirer une force positive, sur laquelle les autres membres de la famille peuvent s’appuyer.
Pour l'émerveillement dans le couple, on peut rappeler aussi que l’homme est appelé à achever cette œuvre de la création divine et que les parents lorsqu’ils donnent la vie sont pro-créateurs, Comment ne pas s’émerveiller et rendre grâce pour cet immense honneur que nous fait Dieu de se plier à notre amour humain pour créer une nouvelle âme ????




LA JOIE DU DON & DU PARTAGE
Remplie de cette force d'émerveillement, assurée par une grande confiance en Dieu, notre joie peut s’exprimer dans le partage. C’est l’exemple de Saint Joseph et tout particulièrement le rôle du papa.

2-a) La joie de la pauvreté et du dénuement

Le premier exemple que Saint Joseph donne aux pères de famille est celui du partage. Il partage avec Dieu le plus intime de sa vie, son épouse et son enfant. Une deuxième fois après la naissance de Jésus, il vient aussi offrir son enfant lors de la présentation au Temple. Notre joie n’a de sens que si elle est offerte à Dieu. Tout l’évangile nous appelle également à nous détacher des biens matériels pour atteindre le bonheur. Si on se laisse dominer par la richesse, par les soucis du quotidien, on se rend compte qu’à la fin ils n’amènent qu’à la tristesse. ex : le jeune homme riche des évangiles, qui veut suivre Jésus et qui s’en va « tout triste », parce qu’il n’est pas capable de tout donner, de tout partager, de tout quitter pour le Christ. Une famille qui se laisse dévorer par les aspects matériels ne peut vivre de la vraie joie du Christ. Il faut que nous apprenions à nos petits à partager, à donner, à se sacrifier pour leurs frères et soeurs et leurs camarades, cela contribue à la paix et à la joie dans la famille.
Nous devons aussi apprendre à partager du temps de qualité, pour que chacun ne reste pas enfermé dans sa chambre, dans son téléphone ou dans sa bulle. Les promenades, jeux de société, services rendus, prières, vacances intelligentes, lire une histoire : ce sont des moments qui créent l’identité de la famille et lui donnent son peps. Favoriser toujours l’échange, les conversations, écouter même ce que les plus petits ont à dire pour que tous contribuent par leur personnalité à enrichir la vie familiale.

2-b) La joie de la transmission

On peut aussi avoir à coeur de partager avec nos enfants la culture familiale de chaque côté. C’est d’autant plus important en ces temps où l’on cherche à déraciner les personnes, à leur effacer leur passé, leur filiation. Raconter aux enfants les histoires de familles, même les plus douloureuse (cacher ce genre de choses ne laisse jamais indemne), leur montrer les arbres généalogiques, leur parler de leurs ancêtres illustres s’ils en ont, de l’Histoire de notre pays. Terek me disait que ses meilleurs souvenirs avec son père c’était quand il leur lisait l’histoire de France le soir après la prière. Grâce à cette transmission, on donne aux enfants le sentiment d’appartenir à une chaine éternelle à la fois humaine et spirituelle. Cela rassure, et cela donne envie de se dépasser, de suivre les beaux exemples qu'on nous donne. On peut, dans cette même idée de partage de valeurs, constituer ou reprendre des rituels familiaux, qui jalonnent le quotidien. Expliquer que « dans la famille de maman, on faisait ça tous les noëls », « dans la famille de papa, on récite le chapelet tous les soirs » etc… Penser aussi à partager les joies de la catéchèse familiale (qu'on est pas obligé de laisser aux dames cathé ou au curé). En couple, partager nos histoires de famille si on ne l’a pas fait, se confier sur nos angoisses, nos inquiétudes, nos blessures. Plus on se connait, plus on s’aime, plus on est en paix.

2-c) La joie de la charité 

Dans la vie de famille, le partage c’est enfin le partage des biens matériels : les jouets, la nourriture, entre frère et soeurs mais aussi avec le prochain. C’est donner l’exemple de la générosité et du désintéressement à ses enfants (dans la rue, donner un sou mais aussi discuter avec les plus démunis). Quelle joie et quelle fierté tous les dimanches de donner notre petite pièce aux pauvres qui attendent à la sortie de la messe ! Etre une famille dont la porte est ouverte fait aussi du bien à tous, cela apporte de l’air, sinon on sent vite le renfermé. S’ouvrir aux voisins, même ceux qui ne sont pas franchement notre style, montrer l’exemple d’une vraie charité lumineuse et souriante, qui ne cherche pas son intérêt, prendre soin de ceux que nous croisons, sourire dans la rue, aux commerçants etc... 

Les joies liées au partage sont des joies qu’on goûte sur le long terme, parce qu’elles agrandissent le coeur. Ce sont des choses qui peuvent peser sur le moment (inviter cette vieille tante à déjeuner alors qu’elle est si ennuyeuse) mais qui portent des fruits sur l’arbre familial. Saint Joseph nous donne l’exemple de cette générosité discrète, qui devait illuminer la Sainte Famille.

LA JOIE DE BIENVEILLANCE (Amoris Laetitia) 
Elle nous oblige à témoigner/porter du fruit (la joie comme fruit de la présence du Saint-Esprit

3-a) Bienveillance dans nos conversations 

Il me semble que l’exact opposé de cette joie de partage et de charité, ce sont des travers dans lesquels nous tombons très très facilement, et qui sont ceux de la médisance, du ragotage et des mondanités qui éloignent de Dieu, seule source de joie. Il n’y a rien de plus destructeur pour la bonne ambiance familiale que de se plaindre des gens, de critiquer, de souligner les faiblesses des autres. A la longue, on finit par se focaliser sur les défauts et les travers des gens ou même à se plaindre de tout, ce qui est archi destructeur ! Donc un des grands efforts que nous pouvons faire pour maintenir une grande joie lumineuse dans la famille, c’est de toujours voir le bon coté des gens ! Cette bienveillance porte des fruits dans la famille mais aussi en dehors, car il est très édifiant pour tout invité, tout spectateur, de n’entendre aucune méchanceté ou moquerie dans une conversation, et au contraire très dépriment de les subir, surtout quand il s’agit de personnes qu’ils ne connaissent pas : gros malaise parfois !!! Il nous faut accepter que les autres sont différents, se souvenir que Dieu aime tous ses enfants, même la vieille tante en question :D 
La bienveillance apaise, transporte, illumine. Elle est source de paix.  Nous témoignons sans nous en rendre compte  : C'est le mot qu'on doit dire en parlant des chrétiens, « Voyez comme ils s’aiment ». Nous devons montrer à nos enfants comme faire le bien et dire du bien de ceux qui nous agacent rend heureux et libère… leur montrer comment savoir se réjouir pour les autres, comment le bonheur des uns fait le bonheur des autres !



3-b)  Bienveillance envers ceux qui sont moins privilégiés que nous !

L’incipit de exhortation apostolique « Amoris Laetitiae » est un condensé de l’esprit Domus Christiani je trouve ! « La joie de l’Amour qui est vécue dans les familles est aussi la joie de l’Église » ... Je n’ai pas lu l’exhortation en entier, seulement des résumés, mais le dernier chapitre parle en particulier des familles en difficulté, celles qui n’ont pas la chance comme nous d’avoir eu de bons petits parents chrétiens, une bonne petite paroisse bien chouette, les scouts et des amis chrétiens... les familles en souffrance, recomposées, éloignées des sacrements, abîmées par un divorce ou la maladie, la mort, qui peinent, qui ne veulent plus entendre parler du Bon Dieu… Comment aider ces familles, qu’on peut croiser à l’école par exemple, à accueillir et à intégrer progressivement dans leur vie les dons de Dieu que l'Église leur offre toujours ? La réponse privilégiée et insistante que donne le pape François est a priori simple et évidente : il s’agit d’adopter la même attitude pleine de miséricorde que Jésus a envers tous les pécheurs, dont nous faisons bien sûr partie, en évitant de juger ou de condamner, mais en faisant "envie" (pas en suscitant la jalousie évidement) ! la miséricorde, c’est littéralement « donner amour à ceux qui souffrent de leur péché », alors il faut que nous donnions beaucoup d’amour à ces familles ! On en a les moyens, on en a le devoir ! Et notre joie chrétienne leur donnera envie d’aller boire à la source ! Les familles peuvent par la joie redonner confiance à d'autres familles. Il s'agit de retrouver la foi en l'amour de Dieu sans qui le bonheur n'est que fugace. Il ne faut surtout pas jouer à la famille parfaite évidement, pour faire croire que notre vie sent bon la rose et que tout y est merveilleux parce qu'on est tellement spécial, comme dans le savoureux dessin de Margot Motin, mais de transmettre l'amour à ceux que nous croisons ! S'intéresser aux autres, être à l'écoute, prendre du temps pour ceux qui sont plus seuls etc :)

3-c) La Bienveillance du corps

La joie est aussi le fruit de la présence du Saint Esprit qui la fait jaillir. Dans cette exhortation, le Pape reprend les mots de Saint Paul dans l’Epître aux Galates : « Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi» Donc le deuxième fruit du Saint Esprit est cette joie qui nous intéresse ! Cette joie n’est pas conditionnée par l’extérieur ; elle est la libération du péché, de tout ce qui empêche notre appartenance au Christ. Elle s’exprime dans notre coeur mais aussi physiquement. Elle est un cadeau pour ceux qui s'abandonnent à Dieu. Le christ nous Libère tout entier, corps et âme, du péché. Il sanctifie notre corps par son Incarnation et par l’Eucharistie. C’est pourquoi il ne faut pas oublier la joie du corps, la bienveillance du corps :  faire des câlins, prendre soin des membres de notre familles (bons repas, dorloter un enfant qui a mal etc), danser, chanter ensemble, faire l’amour avec passion et douceur (bon ça c’est réservé aux parents) : ces manifestations physiques de la joie sont autant d’indicateurs d’une famille en bonne santé. On peut penser à Saint Jean Bosco qui évangélisait en faisant des tours de magie et des acrobaties et dont le mot célèbre « un saint triste est un triste saint » nous rappelle que la joie chrétienne n’est pas qu’intérieure, elle est solaire, exultante, elle se manifeste aussi bien dans notre regard, dans nos gestes, dans notre manière de faire la fête ! 

CONCLUSION

La joie chrétienne, c’est la certitude d’être aimé de Dieu, et le sentiment de paix qui en découle nous donne de l’assurance, même dans les épreuves.  C’est à ça qu’on la reconnait, elle ne faiblit pas au contact de la difficulté !!!! C’est un grâce, on ne la mérite pas, elle nous est donnée par Dieu, mais il faut quand même nous battre pour la garder, c’est notre rôle à nous dans notre famille : garder la joie  au coeur de tous, et la transmettre à ceux qui nous côtoient <3

Je vous joins une petite vidéo que j'ai tournée il y a 100 000 ans avec mes petites soeurs (celles qui ont écrit, dessiné, calligraphié le texte sur la Terrasse que je vous postais il y a quelques semaines).
Pardon pour la partie technique et en particulier le son qui est à peu près inaudible (merci la caméra dinosaure), heureusement l'histoire n'est pas complexe, ce sont juste trois enfants qui décident d'embellir une tombe abandonnée (nous faisions tout le temps ça avec mes cousins quand on était petits !!!). 






NB : Les "Euménides", ce sont les déesses des morts, le mot grec eu-menos signifiant "bienveillant"... Le titre de la vidéo est donc directement en lien avec notre sujet : soyons de petites lumières bienveillantes dans le monde !






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5 commentaires :

  1. chère Philippine, merci beaucoup pour ce magnifique article ! j'aime énormément ta manière de vivre, de voir le Bon Dieu partout... aurais tu des livres ou des idées de petites choses à faire, à me conseiller, pour progresser sur cela ?
    merci !!!
    et j'aime aussi beaucoup ton ravissant bujo !
    C.

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    1. Merci Merci Merci !!!
      Alors comme livres franchement j'ai pas trop d'idée ! a part la poésie de Charles Péguy (Eve !!!) ou de Marie Noël qui me parle pas mal...
      Sinon c'est vraiment beaucoup de chance pour moi qui ai eu une maman qui nous faisait systématiquement voir le Bon Dieu partout effectivement, du coup c'est comme une habitude prise dès l'enfance ! mais je pense que ça s'entraine ! le matin dans ma voiture en allant à la crèche je montre à Hélen les nuages, les trucs chouettes qu'on voit par la fenêtre, ou bien je mets la musique à fond et on rigole, ou alors on chante, parfois même on chante une prière sans queue ni tête (je dois avoir l'air d'une folle, heureusement qu'il ne peut pas encore avoir honte de sa dar !)... En fait j'essaie de prendre chaque prétexte pour remercier Dieu!
      Bon ça c'est les bons jours, ça m'arrive encore plus souvent d'avoir la tete dans le cul ou d'être dans mes pensées !!!!
      Et un autre conseil que je peux te donner : se détourner des choses laides et sales !!! par exemple ne pas hésiter à arrêter un mauvais film ou une lecture malsaine si tu sens que ton âme en éprouve du dégout ou de la tristesse <3

      Bises

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  2. Merci pour ce très bel article qui donne matière à réflexion Philippine. Je pense que je vais proposer à mon mari de le lire aussi et peut-être même envoyer le lien à quelques proches (si ça ne t'embête pas) car c'est vraiment comme ça que j'ai envie de vivre ma foi... même si ce n'est pas tjrs évident, notamment la bienveillance ds nos conversations, on tombe si facilement ds des petites critiques sans importance mais critiques qd même... Et la vidéo est trop mignonne, ns aussi enfants on adorait s'occuper des tombes abandonnées du petit cimetière de village chez mes grds parents, il ns arrivait souvent de prendre aux tombes les plus chargées en fleurs ou alors on récupérait ds la poubelle les vieilles fleurs en plastique qu'on trouvait TELLEMENT jolies !!

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  3. Merci de partager ce topo édifiant ! Tu poses des mots si justes sur ces impressions un peu floues que j'avais quant les raisons qui font qu'une famille est particulièrement heureuse, sur cet apprentissage de l'amour qui passe par de petites choses très spontanées... ton texte est très beau et votre idéal familial fait envie sans aucun doute, c'est une belle voie d'évangélisation !

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  4. Philippine ! Cette vidéo est encore une merveille ! J'en avais les larmes aux yeux, d'entendre résonner sous les petits pas de tes sœurs les cimetières de village où il n'y a pas si longtemps j'allais aussi semer des pâquerettes et des je vous salue marie de petite fille au hasard entre les croix :) Merci pour cette grâce que tu distilles sur instagram et sur ton blog.

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